[CR] Ironman 70.3 Shanghai 2018

Vélo Ironman 70.3 Shanghai

Quelle expérience !

Avant de rentrer dans les détails qui n’intéresseront que les sportifs et particulièrement les triathlètes, je dois dire que faire ce triathlon, c’est tout un périple et toute une expérience !

Toute d’abord, le triathlon n’a pas lieu à Shanghai, mais sur l’île de Chongming, à une heure de route de la grande métropole, ce qui n’est pas plus mal pour la pollution notamment.

Après plus de 30h de voyage et une longue escale à Munich, nous voilons donc arrivés à l’aéroport le 19/10 au soir, où une navette affrétée par l’organisation Ironman nous attend pour nous amener à Chongming, dans notre airbnb, une sympathique famille locale qui accueille des étrangers pour la première fois ! C’est la fille qui nous accueille, elle vit à Shanghai et travaille dans la finance, elle parle un peu anglais. Ses parents par contre, ne parlent que chinois. Ça va être folklo !

Première nuit et première surprise ! Le sommier est une planche de bois et le matelas d’une telle finesse que nous nous réveillons avec des bleus ! Voilà de quoi bien nous aider à récupérer du voyage !

Veille de course, c’est le retrait des race packs et la dépose des vélos dans le parc. Le temps n’est pas trop mal. Un vingtaine de degrés en journée, mais une belle rosée et fraicheur le matin.

Parc à vélo Ironman 70.3 Shanghai 2018
Natation Ironman 70.3 Shanghai
Parc à Vélos Ironman Shanghai 2018

C’est le jour J ! Le réveil est très matinal, comme souvent sur les labels Ironman et les half.

Le levée de soleil sur le lac Mingzhu est magnifique, mais le stress est déjà bien présent ! On essaie tout de même d’en profiter. La rosée a trempé tous les vélos, mais ça donne un côté unique au moment.

C’est parti, il va falloir en découdre pendant quelques heures !

Le départ natation se fait en rolling start. On se positionne dans le SAS 42′ avec Sabrina pour partir ensemble. Mon objectif est de sortir de l’eau entre 40 à 42′. Oui, pour ceux qui ne me connaissent pas, je ne suis pas bon nageur ! A peine arrivé dans l’eau, impossible pour moi de mettre la tête sous l’eau. Grande panique, je me sens oppressé ! J’essaie sur les 200 premiers mètres de poser mon modeste crawl mais rien n’y fait, je n’arrive pas à me reprendre… J’aperçois Sabrina pas loin de moi et je décide de la rejoindre pour nager ensemble. Au bout de 5 minutes, je savais déjà que ma course était pliée… Terminés les objectifs pour lesquels j’étais venus. Rideau ! Alors autant kiffer le moment et se dire que ça nous fera un super souvenir de vivre ça à deux. Sortie de l’eau en 48′. Je n’ai au final pas perdu beaucoup plus temps et je me dis que tout peut être encore jouable si je fais un vélo correct et une belle CAP.

La transition est longue, mais c’est maintenant parti sur le vélo ! Le parcours est plat mais le vent s’est bien levé ! Ça risque d’être usant sur le long. J’ai toujours ces quadri qui couinent à gauche depuis que j’ai appuyé comme un âne sur les pédales sur le triathlon XS de Toulouse ! J’arrive à faire avec jusqu’à ce que la douleur disparaisse au 40ème kilomètre. Les 20 derniers kilomètres sont difficiles, je lutte pas mal contre le vent et je vois mes watts diminuer fortement en dessous des 180w. J’avais initialement un objectif à 200w de NP. J’essaie de bien me relever sur les 5 derniers kilomètres, de respirer, de détendre le diaphragme, mais face au vent, ce n’est pas facile ! Au final, je boucle le tout à 185-190w de moyenne, ce qui devrait me laisser un peu de place pour me faire plaisir à pied.

Pour découvrir le parcours et mon vélo en détail, c’est par ici !

J’étais allé à cet half avec l’ambition de faire un top 10 dans ma catégorie. Non pas parce que j’avais le niveau, mais surtout parce que les concurrents avaient un niveau plus faible. C’est bien connu sur les courses en Asie.

La natation avait été catastrophique et j’avais facilement perdu 10 min sur l’objectif. Mais ce n’était pas grave, j’avais fait un bon vélo et, à l’entrainement, je tenais les allures cibles sur les enchainements post-bike (1h20 à 4’10-15/km après 3h de vélo avec des blocs allure course). J’étais plutôt confiant sur mes capacités, mais je redoutais ce souci récurrent qui m’a toujours bloqué sur le triathlon longue distance : un blocage du diaphragme.

Sans surprise, c’est exactement ce qu’il s’est passé dès le 5ème km… J’étais pourtant parti prudemment et avais fait un vélo plus prudent que ce que j’aurais pu faire. Mais ça n’a rien changé. J’ai dû me résigner à alterner marche et footing… J’ai glacé, mis des éponges froides dans la trifonction (on le voit sur les photos), massé le diaphragme en courant, mais rien n’y a fait. Le graphique parle de lui-même !

Course a pied Ironman Shanghai

Pour découvrir ma piètre course à pied, c’est par ici !

Je termine donc en 5h42’53 avec les splits suivants : 49′ / 2h33 / 2h09 + transitions. 368ème sur 1201 et 56ème sur 201 de ma catégorie. Le top 10 rêvé s’est joué en 4h46′, ce qui aurait été juste mais jouable sans pépins sur la CAP et avec une nat en 40 ou 42′, à mon niveau.

Un bilan plutôt décevant donc, mais une très belle expérience avec une organisation Ironman toujours au top et une belle ambiance.

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