[CR] Half du Lauragais en duo

Half du Lauragais Arrivée

En 2016, je faisais mon premier half, en duo avec mon beau-frère, histoire de goûter à la distance avec un côté ludique, sans pression. Le principe est top, à deux, du début à la fin ! Cette année, c’est avec Sabrina que je voulais partager ce triathlon à deux.

Bon, pas de bol, les années paires, il s’agit du parcours vélo le plus dur avec plus de 1200m de D+ sur 80km. Je ne vais pas trop m’attarder sur ce CR car j’aurais aimé que Sabrina le rédige à ma place…

Départ en Contre-La-Montre toutes les 30 secondes par équipe de deux. Nous partons dans les premiers car nous avons tablé sur 7h30 pour venir à bout du chantier.

Natation Triathlon de Nailloux sans combi

Natation sans combi, je projette de nager dans les pieds de Sabri pour que l’on nage à son rythme. Difficile de nager à un rythme différent, je n’y arrive pas, donc je nage à mon rythme, m’arrête, brasse un peu le temps qu’elle revienne sur moi et bis repetita. Première bouée u-turn, en remettant du rythme, je sens un départ de sub-tachycardie (une tachycardie autour de 100bpm) et là, c’est la panique, je choppe le canoë qui essaie de me fuir en me disant que je n’ai pas le droit, sympa le mec ! Obligé de lui expliquer que j’ai le droit en statique, donc qu’il arrête de bouger ! Non, mais oh ! C’est moi l’arbitre ! 3 bonnes minutes de perdues pour reprendre un rythme normal et c’est reparti ! On boucle les 2000m en 50min (c’est beau hein ?! :D).

On enfourche les vélos et c’est parti, ça monte d’entrée ! Sabri est au taquet et j’ai peur qu’elle se crève trop au départ. 80km avec 1200 de D+, c’est long, surtout sous cette chaleur. Sur les premières grosses côtes, je la pousse, j’ai les cuisses en feu mais c’est pas grave, on trouve un bon rythme et on avance bien. Ça lui permet de tourner les jambes dans les bosses et, même si elle ne récupère pas, on gagne pas mal de vitesse.

Parcours vélo triathlon Nailloux

Dans le deuxième tour, j’ai un peu plus de mal à pousser car j’ai les cuisses en vrac mais j’essaie de le faire un bonne partie du temps. Sabri tient le coup, on a bien collaboré. On boucle le vélo en 3h14, c’est mieux que prévu.

La course à pied va être difficile, 4 tours de 5kms sur des chemins de terre et surtout sous un soleil de plomb. Sabri a beaucoup de mal sur les premiers kilomètres, je la pousse à continuer mais c’est dur. Ça ira mieux dans le second tour et à nouveau difficile en fin de troisième et dans le dernier. Mais, au final, pas beaucoup de marche et une CAP bouclée en 2h24.

Le passage de la ligne ensemble est une libération pour Sabri et j’avoue que pour moi aussi parce que 6h46 d’effort sous le soleil, ce n’est pas rien !
Ravi d’avoir pu partager ça en couple. L’half en duo est un super format, que les niveaux soient homogènes ou hétérogènes.

[CR] Triathlon de L’Isle-Jourdain 2018

Vélo Triathlon l'Isle Joudrain

Ce week-end, c’était le triathlon de l’Isle-Jourdain, dans le Gers (32). Convoi familial puisque Sabri et moi étions alignés sur la même distance et Evan était inscrit sur la course des 8-11 ans pour son premier triathlon !

Ce triathlon a une saveur particulière pour moi puisque c’est le premier auquel j’ai participé en 2015. Depuis, j’y retourne chaque année pour m’aligner sur le S. Cela me permet de voir un peu où j’en suis en début de saison, le parcours vélo n’ayant pas été modifié depuis, une partie de la course à pied ayant par contre changé chaque année, mais la physionomie reste la même.

Petit coup d’oeil dans le rétro :

2015 : 104ème/289. Nat en 2’36/100m ; Vélo en 33,6km/h ; CAP en 3’57/km.
2016 : 32ème/209. Nat en 1’56/100m ; Vélo en 34km/h ; CAP en 3’58/km.
2017 : 36ème/247. Nat en 2’37/100m (sans combi) ; Vélo en 34,7km/h ; CAP en 4’00/km.

Cette année, on prend la pluie durant l’échauffement, c’est très léger mais assez pour mouillé la route, aïe, ça sent pas bon pour faire un gros vélo.

Natation Triathlon L'Isle JourdainJe suis plutôt détendu, je me place tout au fond au départ de la natation avec deux gars du club. PAN ! Ca part à bloc devant, il y a un gros niveau cette année ! Je laisse filer et me place à l’extérieur, je ne serai pas trop dérangé, même pour passer les bouées. 16′ plus tard, coup d’œil à la montre : 800m, OK j’ai un peu tricoté, mais au moins j’ai été peinard. Plutôt content, la course peut commencer ! Je ressens juste une inflammation type point de côté que je connais bien qui, je sais, m’empêchera de courir correctement si elle ne passe pas…

Il y a encore des vélos dans le parc, j’ai du limiter la casse. Je grimpe sur le vélo et me met directement sur les prolongateurs, c’est parti pour la remontada ! Première bosse, ouch! J’ai les cannes qui sont restées dans le lac, impossible de me mettre en danseuse. Tant pis, on tourne les jambes en 53-25, ça a l’air de fonctionner quand même. Après quelques montagnes russes, un belle portion de faux-plats où j’ai toujours du mal à mettre de la force. Je me fais déposer par un relai, impossible de tenir le même rythme. Je me dis que ça va être compliqué de faire un bon vélo. Encore un enchainement de courtes montées et descentes, j’ai l’impression que ça revient un peu (moteur diesel ?!). Le retour sera plus facile, je pose le vélo après 32’45.

Triathlon l'Isle Jourdain 2018

J’avais simulé dans la semaine un départ de T2 à un rythme élevé et avait pu tenir 3km à moins de 3’40/km sans trop de souci. Je me dis qu’il faut tenter. Je pars à 3’20 sur les 300 premiers mètres, ouch la fameuse inflammation me freine, je dois ralentir, je boucle le premier kilo en 3’45. Je vais arriver ensuite à garder un rythme autour des 3’50. Les jambes sont là mais l’inflammation me bloque, tant pis pour la belle CAP que j’avais imaginée. Ça reste quand même mon record d’allure sur distance S.

Bilan 2018 : 47ème/319. Nat en 1’59/100m ; Vélo en 36km/h ; CAP en 3’52/km.

Plutôt satisfait donc de la forme actuelle après des mois de doutes. Les sensations à vélo n’étaient pas terribles sur les 10 premiers kms, j’avais réellement l’impression de me trainer ! J’ai donc été très surpris du temps vélo au final. C’était la première course avec mon nouveau Trek Speed Concept Project One, monté en 90/70mm, peut-être que c’est l’explication.

Bon, pas de quoi rougir globalement, mais c’est vraiment frustrant de nager comme une brêle, et non une brème !

Bravo à notre Evan pour son premier tri et sa remontada fantastisque et grosse pensée pour Sabrina qui déjante à l’avant après seulement 1km de vélo, retour au lac pieds nus !

Triathlon de l'Isle-Jourdain 2018

[CR] Ironman 70.3 Pays d’Aix : l’Apocalypse !

ironman_aix_2018

Voilà près d’un an que j’étais inscrit à l’Ironman 70.3 d’Aix-en-Provence. J’avais trouvé le programme sympa : une natation dans un joli lac, un parcours vélo sélectif mais pas dangereux dans l’arrière pays aixois et une course à pied dans les rues de la ville en trois boucles. De quoi faire une belle course et me régaler. Mais ça, c’était avant de décider de me faire opérer du cœur… Depuis, je redoutais ce retour à la compétition : petite forme, des soucis d’hypotension et d’arythmie, un moral plein de doutes et plein de craintes.

Nous voilà partis en famille, Sabrina en fidèle supportrice une semaine après son premier half à Lacanau et Evan en mode IronKid le samedi et supporter de choc le dimanche.

Ironman 70.3 Pays d'Aix 2018

Vendredi soir, petit tour au village Ironman pour récupérer les dossards et faire quelques emplettes. Il fait beau et l’ambiance se fait déjà sentir. Je ne connaissais pas Aix-en-Provence, la ville est magnifique. Nous arpentons les petites rues qui jonchent la Rotonde, les terrasses sont bondées et l’ambiance de fin de semaine est bien palpable. Diner pizza en famille (oui je sais… :/)

Centre-ville Aix-en-Provence

Veille de course

T2 IRONMAN PAYS D'AIX 2018Fin de matinée, je m’autorise un petit footing de 15-20min avec quelques allures car rouler à vélo aurait été compliqué en plein centre-ville. Puis, direction le dépôt du sac CAP à T2. Parce que, ce qu’il faut savoir sur le 70.3 d’Aix, c’est que T1, T2 et la finish line ne sont pas au même endroit. Et si T2 et la ligne d’arrivée ne sont pas bien loin (moins d’un kilomètre), le départ natation et la T1 sont à 25kms du centre d’Aix-en-Provence. Bref, le sac est déposé et mon emplacement dans le parc T2 est repéré.

Oh ! un Five Guys, ça fait un bail que nous n’y avons pas mangé ! La dernière fois, c’était quelques jours avant l’Ironman 70.3 de Miami… Coïncidence ?! ^^ Je suis faible, je me laisse embarquer et m’enfile un gros hot dog / frites /cacahuètes à volonté ! Après les pizzas de la veille, je suis au top !

15h30, c’est l’IronKids pour la catégorie d’Evan. Il est motivé comme jamais, il parle stratégie depuis des jours. Une chose est sûre, le parcours est très étroit et très court (800m) et s’il ne se place pas devant, il est cuit ! Il le sait et ça lui a fait défaut plusieurs fois car, trop timide et trop gentil, il se fond toujours à l’arrière de la masse pour remonter durant la course. Malheureusement, il n’arrivera pas à se mettre devant car une meute de gamins bien plus imposants que lui se ruent vers la rubalise de départ. Sa tentative de passer devant tout le monde le recalera au denier rang, avec plus de 50 enfants devant lui sur 3m de large ! Il arrivera toutefois à remonter et terminera 5ème de sa catégorie, en pleur et très déçu. Gros câlin et goûter de consolation, puis nous partons en direction du départ natation pour le dépôt du vélo et du sac T1.

T1 Ironman 70.3 Aix en Provence

Il fait un temps magnifique, un peu de vent mais le soleil est bien là et il fait bien 25°. Le vélo est posé, le sac T2 est accroché à son emplacement. Je croise Julien Bauchet, une connaissance de Toulouse Tri, qui a l’air d’être là pour décrocher sa qualif (chose qu’il fera). Petit repérage du lac de Peyrolles, l’eau est magnifique et n’a pas l’air froide. Me voilà rassuré de ce côté-là, bien que les bouées semblent au bout du monde !

Ironman Aix Lac de Peyrolles

Pour le retour, nous empruntons le parcours vélo. Autant sur un parcours plat, je me fous un peu du repérage, autant sur un parcours plus sélectif, j’aime bien repérer les difficultés quand c’est possible. Là aussi, me voilà rassuré, c’est un parcours qui me va parfaitement avec trois belles difficultés sur les 87kms. Mais, attention, il faudra être très prudent dans certaines descentes s’il pleut. Je suis un piètre descendeur et mes nouvelles roues Bontrager Aeolus 5 sont loin d’être les plus performantes en matière de freinage dès qu’il pleut.

Ironman 70.3 Pays d’Aix – Parcours vélo

Jour de course !

En tout cas, me voilà rassuré et apaisé pour le lendemain côté parcours. Après un diner toujours très « sportif » (pizza), je passe une courte mais bonne nuit jusqu’au 1er réveil à 4h puis 2nd à 4h10. Allez, maintenant il est temps de se lever. Je me lève en douce pour ne pas réveiller Sabrina et Evan, direction le petit déj. de l’hôtel spécialement ouvert dès 4h pour l’occasion. J’y retrouve une dizaine d’athlètes pour la plupart étrangers, tous devant BFM, témoins d’un énième timbré poignardant à tout va dans Paris…

Je déjeune copieusement, c’est bien la première fois que ça m’arrive avant une course, mais le départ est dans plus de 3h pour moi alors je me dis que j’ai le temps de digérer tout ça. Petit tour à la logistique puis direction le parc à vélo T2 pour prendre une des nombreuses navettes menant à Peyrolles.

J’arrive au lac dans le second bus un peu avant 6h et le parc n’est pas encore ouvert. Je n’aime pas rester là à attendre, d’autant que je me caille pas mal. Je fais des va-et-vient dans le parking puis une seconde obligation logistique me fait me diriger vers le départ natation. C’est bien tranquille ici, tout le monde est dans le parc. Je les rejoins quelques minutes plus tard. L’ambiance est studieuse, la plupart des concurrents est entrain de se chauffer les bras en gonflant leurs pneus et boyaux. Moi, je l’ai fait la veille, en mettant 0,5 de plus que prévu histoire de tolérer une petite perte durant la nuit. Vérification « au pouce », c’est nickel. Je clipse le compteur sur son support, j’enlève les emballages de mes barres, pré-ouvre mes gels et dispose le tout dans l’ordre prévu.

Je traine un peu, j’ai le temps, trop de temps. Je me balade mais je me caille donc j’enfile ma combi sans trop trainer et avec l’aide du mec le plus proche pour la fermer. Mec, si tu me lis, merci ! Parce que vu ma souplesse légendaire, j’arriverai jamais à le faire tout seul ! Le triathlon, un sport individuel il parait.

Les pros ne vont pas tarder à partir (7h30), l’ambiance est bonne. Pas de vent, le temps est couvert mais il fait bon et l’eau est annoncé à 20°. Le départ en rolling start me rassure, parce que pour un grand nageur comme moi, partir avec 2300 autres gonzes vers la même bouée est quand même bien flippant ! Je me place dans le sas 41-42′. Ce n’est un secret pour personne, je suis une belle enclume. Mais cette année, ça va être pire. J’ai nagé moins de 8000m depuis le 1er janvier, autant dire qu’en plus d’être une brêle, je n’aurai ni les bras, ni la caisse !

On passe le temps comme on peut, on regarde partir les pros hommes, puis femmes, les meilleurs nageurs amateurs, Laurent Jalabert et des centaines d’autres, par groupe de 6 toutes les 8 secondes. Les pros sortent, puis les premiers groupes d’âges. 8h15, BIIIIIIIPPPPPP ! C’est mon tour, je suis plutôt serein, je pars tranquille, pas le choix me direz-vous ! Quelques coups de flip comme d’habitude en eau libre mais, globalement, la natation se déroule plutôt bien, bien qu’interminable !

42′ et des broutilles, au moins j’étais à ma place ! Un coup de cul puis 400m à courir avant de rentrer dans le parc. Je récupère mon sac vélo, me prépare, puis c’est parti ! Bon, il ne fait pas chaud et les jambes font déjà mal. Je sais que j’ai 20kms pour me chauffer avant d’attaquer le premier col, ça devrait le faire. Au bout de 10, j’ai retrouvé des sensations. Les jambes répondent et je me cale sur un rythme facile car la route est longue. Première bosse de 2kms, la route est fermée, je me cale à gauche et remonte les concurrents par dizaines (facile quand tu sors du lac avec les enclumes). Je suis bien, j’arrive à mettre de la vélocité et je me fais plaisir. On bascule un peu puis ça remonte encore sur 4km assez roulant. Ça bascule pour de bon et sur la fin, on commence à ressentir des gouttes. On doit être au km 28. Premières rafales, le vent s’est bien levé et avec lui, la pluie.

La première épingle serrée se passe prudemment, puis, dans la longue ligne droite qui suit en descente, les rafales secouent et m’envoient de bonnes grosses gouttes froides sur le visage. A partir de là, on en prend plein la tête pendant 10 bornes de plat. Plus on avance et plus la pluie s’intensifie. On attaque le second col, toujours sous la pluie, mais ça passe tant qu’on monte. Au 51ème, on bascule dans une longue descente technique. Les premiers coups de frein ne rassurent pas, rien ne répond, il faut évacuer la couche d’eau accumulée sur les jantes et les patins. Puis, d’un coup, ça freine fort, c’est tout ou rien, difficile de doser ! Je ne suis pas très à l’aise, les virages sont assez serrés et la route détrempée, mais au final je ne m’en sors pas trop mal et arrive à faire jeu égal avec ceux qui m’entourent.

A ce moment-là, il reste 12kms avant d’attaquer le col du Cengle, le dernier de la journée mais aussi le plus dur (3,6kms à 7%). La pluie ne cesse pas, les routes sont détrempées, j’ai froid, le vent me glace la poitrine, je commence à ne plus sentir mes doigts et j’ai l’impression d’être assis dans une baignoire remplie d’eau froide tellement mes chaussures et mon cuissard sont imbibés et n’évacuent plus rien. Je me dis que l’attaque du dernier col va me faire du bien, que ça va me réchauffer et que le final sera plus facile ensuite. Tu parles ! Le temps est de pire en pire, je suis planté à 19km/h dans un faux plat montant à 240w… Le vent s’est intensifié et il est glacial. Il y a tellement d’eau par terre que j’aurais plus de rendement avec un canoë ! J’ai l’impression de faire du sur place et je laisse un jus monstrueux à lutter contre les éléments. Mon cardio ne monte plus, le corps se met en sécurité tellement je suis gelé. Je regarde un peu plus haut, le temps autour de la Sainte-victoire est encore pire, un énorme nuage noir cache la moitié de la montagne, on ne voit pas le sommet.

J’attaque le col du Cengle qui ressemble plus à ce moment-là à celui de centaines de cinglés ! Des cinglés en perdition, zigzaguant entre les mini rivières qui se forment sur le passage, au gré des bourrasques de vent qui déstabilisent ces cinglés ayant signé pour un triathlon magnifique où le soleil est légion… Je monte tant bien que mal, mais je ne sens plus rien. L’eau ruisselle de partout. Je me mets en danseuse, j’essaie de mettre du rythme pour réchauffer la machine, mais plus rien de répond et je n’arrive pas à me réchauffer. Mon compteur affiche 3°. Ça bascule, et là, c’est horrible, l’air est glacial, j’essaie de me mettre en boule pour ne pas prendre le vent sur la poitrine, mais rien à faire, je suis glacé. La température ressentie doit bien se situer autour des -10° si ce n’est pas moins… Le vent est fou, des rafales pleine de pluie glaciale viennent se fracasser contre nous. Je suis planté, je lutte, je ne sens plus rien du tout. Je me dis que je vais m’arrêter dans une maison pour me réchauffer un peu, prendre du papier journal ou je ne sais quoi pour le mettre sous ma trifonction, mais il n’y a rien, on est encore en pleine campagne. En plus de ne rien sentir, je ne vois plus rien, j’ai beau essuyer ma visière, rien n’y fait.

Col du Cengle Ironman 70.3 Aix

Je m’arrête sur le bord de la route, ça me permet de me rappeler que le vélo ne freine plus. Je regarde les autres concurrents passer, tous en mode galère, certains ont des coupe-vent, mais ça n’a plus l’air de faire grand effet tellement on s’en prend plein la tête depuis des dizaines de kilomètres. Pourquoi je me suis arrêté ? J’en sais rien, je ne sais même pas pourquoi je suis là, sur le bord de la route, à attendre un miracle… Je repars, il reste une quinzaine de kilomètres dont la descente la plus dangereuse faite de nombreuses épingles. Je me lance dans la descente, j’anticipe le freinage dès le départ. Ça fait déjà un bon moment que mon seul objectif est d’arriver sain et sauf et que j’ai mis de côté toute notion de performance !

Comme prévu, les patins n’ont aucun effet, j’ai beau insister, ça ralentit un peu mais pas assez. Mes doigts sont raides, j’ai du mal à les faire changer de position… Je déchausse et freine avec les pieds pour m’arrêter. Je descends du vélo, une coureuse passe sur son vélo en criant qu’elle n’arrive pas à freiner, des concurrents arrêtés arrivent à la retenir dans la première épingle. Je les rejoins, ils sont une dizaine à être transis de froid. Sur un tronc d’arbre, 4 mecs sont assis et se partagent une couverture de survie, une fille gémit et commence à paniquer tellement elle tremble. Tous ont le visage meurtri. Je tremble aussi, je me dis que je vais repartir, quitte à descendre à pied, mais je n’arrive pas à arrêter de trembler. Une moto sécurité et une arbitre sont là. Ils arrivent tant bien que mal à joindre l’organisation (pas de réseau) qui leur dit envoyer un bus et un camion pur récupérer les vélos. 15min après, toujours rien. Ils rappellent et on leur dit qu’ils ne peuvent pas donner de délais car il y a des groupes tout au long du parcours et que le convoi part du départ pour ramasser tout le monde.

A ce moment-là, une fille déballe dans la descente en criant, elle arrive à balle, tout le monde la regarde, impuissant, elle fonce tout droit dans un tas de vélos stationnés dans l’épingle. Gros fracas, elle tape la rambarde et passe par dessus ! Elle se relève, sonnée. On appelle aussitôt les pompiers qui heureusement n’étaient pas loin. Au passage, elle a fracassé un cadre en deux et abimés plusieurs autres. Entre temps, une vingtaine d’autres coureurs ont rejoint nos rangs. J’ai des crampes des deux côtés de la mâchoire tellement je claque des dents depuis de longues minutes. Ça fait maintenant 45min que je suis là, debout sur le bord de la route, en pleine hypothermie, il pleut et vente toujours et le fameux bus n’est toujours pas là. Le motard rappelle l’organisation, elle est dépassée, incapable de donner des délais de « sauvetage ». Nous sommes au 75ème km, certainement un des derniers groupes de zombies à ramasser sur le parcours.

Un break se gare un peu plus haut avec un vélo sur le toit, je tente ma chance et lui demande s’il peut descendre du monde jusqu’à Aix. C’est un couple d’italiens dans un break dont l’arrière est aménagé en couchage, il n’y a pas de siège. Il me répond qu’il a déjà une personne dedans mais qu’il peut en prendre encore une. Je lui suggère de prendre la jeune qui gémissait depuis 45min. J’ouvre la porte arrière et je trouve un mec à poil sous une couette ! Un coureur en hypothermie qu’il avait ramassé plus haut. Finalement, on se serre et j’arrive aussi à rentrer dans le coffre. Va falloir se serrer encore plus, une Belge s’incruste ! Nous voilà à 4 dans le coffre d’un break dont un mec à poil sous la couette. Épique ! Chauffage à fond, de la buée partout, putain que ça fait du bien ! Mon vélo ? Franchement, c’était le cadet de mes soucis ! J’allais enfin pouvoir me réchauffer, retrouver Evan et Sabrina qui devaient sérieusement s’inquiéter, je me demande d’ailleurs comment je vais faire pour les retrouver.

Mon taxi du jour me pose à T2, quel bonheur de voir mes deux supporters postés à l’entrée du parc sous leur parapluie ! Eux, surpris mais rassurés de me voir arriver, mais sans vélo. 1h20 qu’ils m’attendaient là, immobiles sous la pluie et le froid. Je n’ai pas trop le temps d’échanger, juste leur dire que je vais partir faire un tour à pied histoire de réchauffer la machine, visiter le parcours et… aller chercher cette putain de médaille. Sabrina me donne sa veste et je file chercher mon sac de CAP. Je rentre dans le parc sans vélo à la main, je bipe normalement comme si je venais de terminer le vélo (en plus de 4h !), me change et repars comme si de rien était. Hallucinant ! C’était tellement l’hécatombe partout que l’organisation était dépassée.

J’ai de super sensations à pied, j’arrive à me réchauffer assez vite tant courir avec une veste à capuche en coton fait un effet cocotte minute. Je croyais qu’il n’y avait que Rocky Balboa qui faisait des footings avec ce genre de fringues ! Le parcours est cassant, pas mal de virages, une partie dans un parc transformé en bain de boue et 4 côtes par boucle. On se s’y ennuie pas ! Fin du premier tour, des bénévoles distribuent les bracelets de chaque tour. Je suis à 4′ au kilo, je trace tout droit vers le finish. Deux arbitres sont là pour vérifier qu’on ait bien tous les bracelets, j’accélère encore un peu et je passe entre les deux sans aucun bracelets en mode finish line. Ils ne bronchent pas, je passe la ligne, le speaker annonce mon nom, 5h36. On me passe la médaille autour du coup

Je n’ai pas voulu aller chercher cette médaille en tant que finisher ou pour gruger et faire croire à tout le monde que j’avais fait les trois tours en 30min… Record de l’univers sur semi ! Non, j’ai voulu aller chercher cette médaille parce que c’est le seul souvenir matériel qu’il me restera de cette course apocalyptique. Je l’ai vécue, cette course aux conditions dantesques, ces kilomètres d’errance cycliste à la merci des éléments, cette hypothermie comme jamais j’avais connue… J’ai aussi subis les aléas d’une organisation complètement dépassée par les évènements. Et puis, à 280€ le dossard, on a bien mérité une breloque et le ravito qui s’en suit… Parce qu’on ne pouvait pas y accéder autrement qu’en passant par l’arrivée.

30min plus tard, nous revoilà attablés au Five Guys. Un vrai week-end diététique ! Pour la petite anecdote, mon vélo ne sera rapatrié que vers 17h15, soit 4h après que j’ai rallié T2. Un éternité à attendre dans la voiture, avant les 4h de route qui nous séparaient de la maison…

Ironman 70.3 Pays d’Aix, j’y étais !

Bilan sportif 2017

Mon bilan sportif 2017

Comme chaque année depuis 2014, la nouvelle année est l’occasion de faire un bilan sur l’année écoulée.

2017 ne fut pas une année très régulière. Je n’ai pu remettre un dossard que le 30 avril après 6 mois sans compétition. La cause : une blessure lors de la préparation du marathon de Toulouse fin 2016.

Du coup, ça a été mon année la plus axée sur le triathlon depuis que j’ai démarré ce sport de barjo !

Côté entrainement, j’ai pu faire plus de vélo et je l’ai bien ressenti lors des triathlons, c’est d’ailleurs devenu le moment que je préfère lors d’un tri.

114km de natation, principalement sur le début d’année (40h)
6215km à vélo pour 230h sur la selle
782km à courir, soit 70h d’impacts au sol

Côté dossards :

12 courses à pied
11 triathlons (XS à Half)
1 duathlon S
1 Swimrun XS

Quelques Highlights :

  • Un super stage club au printemps qui m’a permis de me relancer
  • 1er label Ironman avec le 70.3 de Miami
  • Record de bornage annuel à vélo (oui, je sais, ça reste faible, tout est relatif !)
  • Record de bornage en natation (oui, là c’est facile pour une enclume comme moi !)
  • Autant de dossards en tri qu’à pied !
  • Opération au cœur fin novembre

Le bilan est en fait jusqu’au 19/11 car je me suis fait opérer d’une tachycardie jonctionnelle le 22/11. J’en parlerai dans un article dédié à la Maladie de Bouveret.

Pour 2018, hormis le fait d’être inscrit à Aix pour le 70.3 mi-mai, je n’ai rien prévu. J’ai encore trop de mal à me projeter suite à l’opération et les semaines qui ont suivi.

Je serai arbitre régional cette année, une autre façon de voir le triathlon.

 

[CR] Ironman 70.3 Miami 2017

Il y a quelques mois, je prévoyais de faire un premier 70.3 labellisé Ironman à l’étranger pour finir la saison de triathlon.

Il y avait plusieurs choix de destination (Chine, Arizona, Texas, Chili, Floride…) et pour des raisons pratiques, c’est Miami qui a finalement été choisie pour concilier événement sportif et quelques jours d’escapades à deux.

Arrivé à Miami vendredi en milieu d’après-midi, cela me laisse 2 nuits pour récupérer un peu du voyage. Le vélo quant à lui, doit être dans le parc dès le samedi après-midi avant 18h. Le vent souffle énormément et la mer est agitée avec des méduses annoncées, comme tous les ans, pas de quoi rassurer le bonhomme !

Veille de course, montage du vélo dans la chambre, ouf c’est bon, tout est là et en parfait état ! Merci à Jérôme Save pour la super valise Thule, c’est du lourd. Petit déblocage dans la salle de sport de l’hôtel (20min de vélo, 15min de tapis et 10min de natation) histoire de se dérouiller des 10h d’avion, puis départ pour le parc à vélo.Parc à vélos Ironman 70.3 Miami

J’y arrive dans les premiers et continue de gonfler mes pneus sous le soleil avec ma mini-pompe ! Ça souffle fort et les vélos ne restent pas en place sur les rails, surtout vu le nombre de roues pleines présentes… Pas trop de configurations d’asthmatiques par ici comme dirait l’ami Fredeno !

Vélo posé, on s’imprègne un peu de l’ambiance au village IM, pas encore de pression à ce moment-là mais j’avoue que je ne suis pas serein avec ce vent et les méduses sans combi !

Je dors bien, merci la fatigue du voyage et le jetlag. Debout 5h30 pour un départ à 7h40 dans l’eau, l’hôtel est à 1km à pied. J’avale 3/4 d’un gâteau énergétique Aptonia et de l’eau.

Petit passage pour déposer les affaires au parc à vélo qui ferme à 7h.

Tout est OK, mais je me dis que le shorty/singlet pour nager sans combi, c’est vraiment pas le bon plan ! On fera avec. Sabrina me badigeonne de Médusyl et on dépanne un autre coureur qui a oublié le sien. Le stress monte un peu plus avec l’hymne des US avant le départ des pros, puis c’est à mon tour de me mettre dans le rang, je pars en 5ème vague, toutes espacées de 4min par groupe d’âge ou portions de groupes d’âges. Nous sommes 120 dans ma vague, soit la moitié de ma catégorie.

Swim Ironman 70.3 MiamiDépart immergé, l’eau est bonne (27°C) mais le cadre n’est pas idyllique, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Je me mets à l’extérieur et à l’arrière car je ne veux pas faire front aux méduses et de toute façon, je n’ai pas le niveau ! C’est parti, je ne suis pas trop gêné, mais rapidement je dois brasser un peu pour réguler le stress et m’orienter car les courants nous poussent vers l’extérieur et les bouées ne sont pas très hautes. Je vous passe les détails, mais grosso-modo, j’ai souvent dû me mettre à la verticale pour temporiser un peu l’appréhension. Malgré pas mal de trucs qui flottent dans l’eau, je n’ai aperçu aucune méduse et c’est tant mieux ! Bref, j’arrive à en sortir vivant après 2000m en 47′ soit 2’20/100m, pas glorieux ! 300m de transition à pied que je passe à me déshabiller pour remettre ma ceinture cardio que j’ai failli perdre dans l’eau.

Bike IM 70.3 MiamiTout est en place, je sors du parc et c’est parti pour 90kms de bike très venteux ! Le parcours est un A/R avec une mini boucle en A/R à l’intérieur. 5-6km avec des virages et des ponts pour sortir du centre-ville puis c’est parti pour 30kms vent dans le dos, royal. J’arrive au 35ème à environ 42km/h de moyenne et après le demi-tour, je sens que ça va être une autre histoire. Planté à 29-30km/h, j’essaie de réguler au cardio sans me cramer. A mi-parcours, je suis à 39km/h de moyenne et très en avance sur l’objectif fixé (entre 2h30 et 2h40). C’est normal, il reste 15kms vent de dos puis les 30kms de retour vent de face avec les zig-zags dans la ville et les ponts. Le retour sera très difficile, sans surprise, avec une cage thoracique qui commence à beaucoup tirer après 2h sur les prolongateurs. Je sens déjà que ma course à pied est foutue, j’essaie alors de ralentir, de ventiler, me relever, mais le vent souffle fort et en faisant ça je suis planté à 20km/h… Obligé donc d’appuyer un minimum pour rentrer au parc. Au terme des 91,5km, j’arrive enfin au parc en 2h36 (35,2km/h de moyenne). Très satisfait du chrono, je pose le vélo et prends mon temps pour partir, en essayant de travailler un maximum sur le diaphragme.

Running IM 70.3 MiamiLes premiers hectomètres à pied ne sont pas rassurants et je ne peux pas forcer dessus. Je croise Sabrina au kilomètre 3 ou 4 et lui demande de m’accompagner pour terminer en alternant marche et course car je ne peux pas maintenir ne serait-ce qu’une allure de 5’/km, moi qui voulait partir sur des bases de 4’15/4’30 pour passer sous les 5h. Au final, après de sacrés gueuletons aux ravitaillements bien fournis et 2h15 plus tard, je passe la ligne d’arrivée en 5h42, loin de l’objectif mais très content d’en avoir terminé dans ce cadre à l’américaine.

Il faut dire que l’organisation était au top et que la sécurité sur le parcours était exemplaire, avec des voitures de police à chaque intersections et des automobilistes très respectueux sur les voies ouvertes parallèles, restées ouvertes à la circulation.

Ravi aussi d’avoir enfin pu faire une course taillée pour mon FELT IA2 que j’ai vendu depuis, réservé il y a déjà plusieurs semaines. Un vrai régal de rouler sur cette machine taillée pour ce genre de parcours. Il va me manquer, c’est sûr !

La saison de tri est bel et bien terminée maintenant. Place à quelques courses à pied en local puis quelque semaines de repos après intervention chirurgicale.

En bref :

SWIM (2010m) = 47’22 (Voir sur Strava)
BIKE (91,5km) = 2h36’48 (Voir sur Strava)
RUN (20,4km) = 2h13’08 (Voir sur Strava)

 

Ironman Miami 70.3

[CR] 9ème Duathlon de Montberon

Duathlon de Montberon

En bonne enclume que je suis, il me tardait de m’aligner sur le duathlon de Montberon, même si aucune préparation spécifique n’avait été faite, l’objectif étant ailleurs…
L’an dernier, c’était le support des championnats régionaux et j’y avais terminé 20ème au général (4ème S3) en 1h05’39.

4kms de vélo pour s’y rendre, autant dire que Sabrina et moi jouons à domicile et ça fait plaisir !

Au programme : 5,5kms de CAP principalement sur chemins avec une bonne bosse au milieu, enchainé de 20,5kms de vélo vallonné avec 200m de D+ puis de 2,3kms de CAP pleine de relances avec notamment de grandes marches à monter ! Bref, de quoi faire chauffer les guiboles !

Coup de pistolet ! Ça part « relativement cool », je me retrouve d’entrée dans le second paquet et passe le 1er kilo en 3’24 dans les pieds de Séb Barbier (TUC Tri) que je sais solide. Le groupe de tête est 15″ devant. Je maintiens ensuite un effort constant tout au long de la course, au fil du dénivelé. Au final, une 1ère CAP en 3’37/km et je rentre au parc à vélo en 14ème position.
Je ne mets pas les chaussures sur le vélo et préfère les mettre dans le parc, plus safe pour moi et direct dans la course une fois posé.

Je connais parfaitement le parcours vélo puisque ce sont mes terrains d’entrainement. Un départ un peu trop prudent, en dessous du rythme de l’an dernier et puis je me fais rattraper par Lolo Marquez et 2 autres gars dans une bosse aux alentours du 8ème kilo. Ça me met un coup de boost et je m’accroche pour ne pas décrocher. Je me fais légèrement décrocher sur la bosse suivante mais j’arriverai à les avoir en visuel jusqu’au dernier kilomètre. Ils roulent en paquet derrière Lolo, un groupe de 4-5 coureurs avertis par l’arbitre mais pas cartonnés… Dommage ! Je pose environ 30 secondes derrière eux en essayant de bien relâcher pour éviter mes éternels soucis de diaphragme sur les enchainements. 30ème temps à 35km/h de moyenne pour 245w NP.

Transition éclair et c’est parti. J’en vois deux au loin mais je suis d’entrée bloqué par le diaphragme. J’arriverai à revenir un peu sur eux mais ça ne suffira pas à récupérer ces 3-4 places largement à ma portée. Je coupe l’effort à 100m de l’arrivée, inutile d’aller se faire encore plus mal… 10ème temps en 3’57/km.

Je termine donc 16ème au général, 3ème S3 et 1er au village (Challenge de la communauté des communes des Côteaux de Bellevue) aux côtés de Sabrina, 1ère féminine au village !

Comme j’aime souvent le dire, mieux vaut être 1er au village que dernier à la ville ^^

N.B : Photo par Philémon Valembois en 2016

[CR] Triathlon de Toulouse (La Ramée) 2017

Triathlon de Toulouse 2017

Chaque année, que ce soit en tant qu’exposant, spectateur ou participant, je me joins à cette fête du triathlon autour de la base de loisirs de la Ramée, près de Toulouse.

Il faut dire que l’organisation de ce week-end triathlon est parfaitement maitrisée par le TUC Triathlon !

Au programme pour ma part, le S en CLM par équipe suivi du SwimRun XS puis du XS individuel le lendemain.
Même si le temps ne fut pas de la partie cette année avec du vent et de la pluie, je me suis régalé.

Rapide résumé du week-end :

S en équipe :

Triathlon de Toulouse Equipe

J’étais accompagné de 4 machines et je savais que ça allait être dur en nat et à vélo.
Nous avions testé une technique de tirage/propulsion en nat qui avait l’air prometteuse. Au final, je me retrouve donc à nager les 750m en 1’49/100m, ce qui est de loin mon record pour l’enclume que je suis ! Et je dois dire que j’ai apprécié ces sensations de glisse tout au long !
Sur le vélo, ce fut assez dur sur le premier tour car je souffrais de départs de tachycardie (Maladie de Bouveret) et qu’il aurait fallu que je temporise pour calmer tout ça. Or, sur un parcours roulant avec plein de relances, je ne pouvais jamais ralentir la cadence pour récupérer. J’ai donc décidé de mettre le clignotant à la fin du premier tour (sur 3) et de laisser les copains finir sans boulet. C’est aussi à ce moment-là que j’ai décidé de me faire opérer.

Petite parenthèse sur l’équipe de choc que nous avions imaginée en mode Mark Allen / Dave Scott. La photo parle d’elle-même, et je peux vous dire que nous avons marqué les esprits ! ^^

PinkStaches Team Triathlon Toulouse

SwimRun en amoureux :

Après une première expérience de SwimRun avec l’amie Annabelle l’an dernier, je réitéré cette année avec Sabrina et espérait bien que le rythme soit plus cool. Que nenni mes amis !

Si dans l’eau j’étais cuit et avait déjà du mal à suivre Sabrina, c’était pire une fois à la verticale ! J’ai été obligé de marcher un peu en sortant de pas mal de portions tellement j’étais à bout de souffle à chaque transition. Bref, un beau moment de partage à deux mais on ne m’y reprendra pas de si tôt ! ^^

SwimRun La Ramée

XS en mode cadet !

Le dimanche, c’est le jour du Seigneur ! Envie de faire une course au rupteur, et bien j’ai été servi !

Après avoir supporter Sabri sur la course 100% féminine, nous voilà sur le départ de la course masculine. J’opte pour le port d’une combi sans manche parce qu’en bonne enclume que je suis, ça m’aidera bien plus que le temps que je perdrais à l’enlever.

Triathlon de Toulouse XS La Ramée

Je me mets à l’extérieur, c’est parti, ça bataille un peu mais j’arrive à poser ma nage, je sors 54ème, transition éclair en 54s puis c’est parti pour le vélo, je remonte beaucoup pas mal comme prévu et je roule seul, comme prévu aussi… C’est le tarif quand tu nages mal… Je pose le vélo 11ème en signant le 5ème temps. Je suis à bloc, transition éclair là aussi. Un pote du TTM me crie « Vas-y Julien, ça court pas devant ! », je suis encore plus motivé ! Je remonte quelques bonhommes au départ puis personne pendant un moment. C’est dur mais je me sens bien. J’aperçois au loin un groupe de 3-4 types, j’accélère en me disant que c’est le moment où jamais. Malgré le 1er temps à pied et un dernier kilo bouclé en 3’25, ça n’aura pas suffit à reprendre le groupe pour monter sur le podium. Je termine 6ème, bien rincé mais satisfait de ma course de cadet après la journée de la veille.

La Ramée, comme chaque année, j’y reviendrai !

[CR] Half du Lévézou

Triathlon du Lévézou 2017

L’an dernier, je m’étais aligné sur mon premier half en solo après 3 mois de prépa estivale spécifique.

C’était fin août à Villefranche-de-Panat, en Aveyron, au cœur des lacs du Lévézou. Un cadre magnifique et un parcours sélectif.

Malheureusement, je n’avais pas terminé et avais abandonné après 11kms à pied, n’ayant plus la gniaque pour finir.

Cette année, accompagné de Sabrina alignée sur l’exigeant M, je voulais prendre ma revanche.

Nous arrivons donc le samedi matin afin d’être à l’heure pour le M. Je m’efforce, contrairement à l’an passé, à ne pas trop rester debout à piétiner malgré mon rôle de photographe attitré sur le M.

Après un diner sportif avec les amis Céline et Vince, on ne traine pas pour aller se coucher. Nuit pas terrible mais on fera avec. Cette année, je me suis forcé à garder les jambes au chaud toute la soirée et la nuit car l’an dernier, le froid et l’humidité de la veille au soir m’avaient valu d’horribles crampes aux deux mollets après 1500m de natation. Bilan = 8 minutes de perdues dans l’eau et des mollets meurtris pour la suite de la course.

Le matin donc, j’avais oublié de faire mon gâteau sport, ce sera donc sans. Une banane fera l’affaire pour la nat et je m’alimenterai sur le vélo.

Un peu avant le départ, je m’aperçois que le plastique de mes lunettes a pris le chaud et que je risque de prendre l’eau. Vite, un aller-retour à la consigne pour prendre une paire de secours que j’ai toujours dans le sac !

Je me place à l’arrière avec Manu S. Le but étant d’essayer de nager ensemble, lui qui nage un peu en dessous des 2’/100m sur cette distance. Évidemment, rien ne se passe comme prévu et on se perd rapidement de vue. Je fais donc la première boucle seul, en essayant de bouger un minimum les jambes pour ne pas laisser mes mollets inertes dans l’eau fraiche. Je profite des bouées pour brasser un peu afin de faire circuler le sang dans les jambes.

Natation Half Triathlon du LévézouA la fin de la première boucle (1000m), j’hésite à repartir, je prends mon temps, essaie de souffler un peu avant de me remettre à l’eau. Il y a Sabrina sur le ponton que l’on rase, j’ai envie de m’y arrêter et d’en finir avec ces sensations horribles… Sans déconner… qui aime faire des bubulles et des techniques de respiration de carpe dans un lac sombre pendant de longues minutes ?!! Bref, je repars, j’ai une revanche à prendre sur la première édition… Une vingtaine de minutes plus tard, me voilà sorti. La deuxième boucle est mieux passée, j’ai été tranquille tout le long.

Je sors de l’eau bien rincé et j’entends le speaker annoncer qu’il reste encore une quinzaine de bonhommes dans l’eau… Ben ce sera toujours ça. Les jambes sont dures à vélo, les sensations des premiers kilomètres ne sont pas bonnes. Je laisse vraiment trop de jus dans l’eau ! Au bout de 4-5kms, la première bosse met la machine en route (2,5kms à 6% de moyenne, avec un passage autour des 15%). C’est dans ce genre de difficulté que je remonte le plus de coureurs. Ça y est, la machine est lancée, je vais pouvoir me faire plaisir ! Enfin, façon de parler… parce qu’à vrai dire, on se fait plus mal que plaisir sur l’instant !

Vélo au triathlon du LévézouJe remonterai du monde tout le long, sans jamais me faire reprendre ou redoubler. Au final, je boucle les 78kms et ses 990m de D+ en un peu moins de 2h30, soit 31,3km/h de moyenne et 5 minutes de moins que l’an passé (env. 1km/h). C’est pile-poil ce que je m’étais fixé et ça confirme bien que je suis mieux à vélo cette année que l’an dernier. 210w de NP pour les puristes, contre 198w l’an passé avec le même capteur.

Bizarrement, alors que c’était mon point fort en démarrant le triathlon, c’est la course à pied que je redoute maintenant. Depuis quelques triathlons, j’ai des soucis d’inflammation au niveau du diaphragme qui m’empêchent d’exploiter le potentiel même quand les jambes et la forme sont là ! Du coup, après avoir bien ventilé la cage thoracique et m’être bien relevé sur les derniers kilomètres de vélo, je décide de partir sur des bases de 4’55-5’/kilo plutôt que les 4’30-35 théoriques.

CAP Triathlon du LévézouÇa fonctionne bien puisque, hormis une pause vidange au 7ème, je tiens l’allure jusqu’au 12ème. Et là, ça y est, les points de côtés arrivent avec l’inflammation du diaphragme. Cela va m’obliger à m’arrêter tous les 1 ou 2kms pour marcher, bien respirer et faire redescendre ce diaphragme. Je perds donc un temps fou et ne remonte plus que des coureurs encore plus mal que moi… Sur le dernier kilomètre, sachant que je peux m’arrêter derrière, je m’efforce à relancer la machine pour valider la partie jambes/cardio. Je boucle ce kilo en 4’10 sans aucun problème si ce n’est ce diaphragme. C’est donc d’autant plus frustrant quand les jambes sont là !

Au final, je boucle ce Triathlon du Lévézou, format Half-Ironman, en 5h12’56 à la 60ème sur 135 partants (6ème S3)

NATATION (2130m) : 48’48 (129ème temps)
VÉLO (78,1kms ; 990D+) : 2h30’40 (43ème temps) >>> Pour la partie vélo sur Strava, c’est par ICI !
CAP (20,1km ; 70D+) : 1h49’54 (59ème temps) >>> La partie CAP, par là !

Toujours une belle organisation et un cadre au top pour un beau week-end triathlon avant la rentrée. Je le recommande à tous, du S au Half, et même pour les accros de X-Tri.

[CR] Triathlon(s) de Revel S + M

Vélo Triathlon de Revel

TRIATHLON DE REVEL, Format S – 15/05/2016 – 252 partants – 60ème scratch

1er triathlon de la saison pour moi (et 3ème au global). Inscrit depuis janvier, j’avais hâte d’y être ! Et puis, en allant repérer le circuit 1 semaine avant j’en avais moins envie, puis encore moins envie le matin même, dans le froid, l’humidité et l’eau à 12,5 degrés !

Bref, pour cette année orientée tri et non CAP, j’avais normalement fait une prépa hivernale correcte, même si mes mollets et périoste fragiles m’ont pas mal embêté… Je me suis discipliné à aller apprendre à nager depuis novembre à raison de 2-3 fois semaine pour tenter de progresser un peu. J’ai fait plus de vélo que l’an dernier et mon niveau en CAP est à peu près identique. Mais c’est sans compter, 10-15 jours avant Revel, sur un voyage éclair d’une semaine en Asie, durant lequel j’ai pris 12 avions, visité 4 pays et fait, à Singapour le 1er mai, le 10km le plus dur que j’ai jamais couru… Je n’ai pas réussi à récupérer de ce voyage avant la course et donc pas pu m’y préparer correctement en fin de cycle… Pour ceux qui connaissent Garmin, la montre m’a suggéré 35 jours de récup à la fin de la course !

Debout 5h30, Fabio passe me prendre avec les vélos déjà chargés dans la voiture et c’est parti pour 1h de route. Arrivés sur place, le climat est morose et j’ai vraiment froid. Heureusement que nous partons vite nous échauffer à vélo avec Jé Save et Fabio. Nous faisons les 5-6 premiers km du parcours A/R et là déjà, je sens que ça va être dur…

Entre tout, j’arrive tardivement dans le parc à vélos et je dois speeder pour mettre ma combi. En même temps, j’entends que l’eau est froide, très froide. On avait entendu 16° mais en fait, elle est à 12,5° ! Et Séb Martin qui voulait le faire sans combi !! Il n’a pas eu le choix du coup ! J’espère très fort que la nat sera remplacée par un bon km de CAP à bloc, mais non… dommage ! :/

Triathlon de Revel 20165min après les filles, GO ! Je me surprends à courir dans le lac et je suis vite essoufflé. Mon objectif sur la nat est de tenir un 2’/100. 1’42 puis 1’50 puis 2’32 avec le contournement des premières bouées… Ensuite, mes petits bras frêles sont plein de lactiques donc le rythme réduit pas mal… Bilan : 2’04/100 sans trop souffrir mais en buvant toujours quelques tasses :D. Ça me fait sortir 137ème.

Transition correcte à mon niveau et c’est parti sur le vélo. Les premiers kms se passent plutôt pas mal puisqu’ils sont descendants, et je double tout de même du monde. Première bosse de 700m, je mouline pas mal car je sais que ce n’est que le début, je monte à 260w et ça passe bien.

Enchainements de faux plats montants/descendants puis arrive la principale difficulté : 2.7km de montée à 5-6%. En bas, on commence à croiser les premiers qui détalent comme des tarés, et on encourage les copains au fur à mesure ! La montée se fait sur un bon rythme à 235w. Demi-tour radical en haut puis c’est parti pour la descente que je redoute avec l’humidité dans les virages et la circulation à double sens… Je n’aime pas toujours pas les descentes et je ne suis pas du tout à l’aise dans cet exercice. Tout compte fait, en course ça se passe bien, mais il est certain que j’ai encore beaucoup de boulot là-dessus pour grappiller de précieuses secondes !

Arbitre Triathlon Revel 2016Quelques centaines de mètres après la fin de la descente, j’entends un de mes boyaux qui éclate. Vu le bordel, je pensais que c’était l’avant, mais finalement, c’est l’arrière. J’ai une bombe de réparation avec moi, mais il reste à peine un peu plus d’un km donc je préfère rentrer sur la jante en mode cloc-cloc-cloc… Là, je perds quelques places car je suis planté à 20km/h.

J’arrive au parc et, dans la longue ligne droite boueuse, je commence à enlever ma jugulaire devant l’arbitre, mauvaise idée ! Un petit stop pour la remettre et prendre un jaune ! Bouhhhhhh pas bien Julien ! Déjà que j’avais fait la course sans dossard parce qu’il était arraché dans la combi !

1ère fois que je vais courir avec des lacets élastiques, c’est parti ! Oh putain la descente gravillonnée d’entrée, ça fait mal aux guiboles mais au moins ça débloque ! Et hop, on enchaine direct avec une remontée toute aussi raide pour repasser le long du parc à vélos et faire coucou à nos fidèles supporters ! A partir de là, on attaque un bon gros km d’un single un peu gras, parfois même bien glissant. Ici, je remonte sur Fabio et l’encourage. Un peu plus loin je reviens sur Jérôme Lavelle qui a l’air facile, puis on attaque une bonne descente de 500m pour ré-enquiller de suite le dernier km de montée. Franchement pas un parcours évident ici ! Après le coup de cul du départ, c’est l’arrivée ! Je n’ai pas réussi à revenir sur notre cher Président, qui est parti bien trop devant à T2.

137ème temps nat >>> De gros progrès depuis l’an dernier où je nageais une belle brasse coulée.

62ème temps vélo >>> Un peu mitigé sur cette place car il y a ce temps perdu en descente, la crevaison et ce sentiment de ne pas avoir produit assez de watts (228w NP).

24ème temps CAP >>> Certains diront que je suis à ma place, mais je peux faire mieux en me rentrant un peu plus dedans comme Jérôme Castel a dû le faire !

Allez, maintenant il reste 3h pour récupérer, manger, s’hydrater et repartir à 14h dans cette eau gelée pour doubler la mise l’après-midi… Et oui… quand Jéjé m’a dit que Jack et lui allaient doubler, je me suis dit que ça pouvait être pas mal de le faire pour quelques raisons :

  • C’est un bon entrainement à faire sur la fatigue du S
  • Je suis inscrit à Montauban et ça me permettra d’avoir une idée du format M sans pression
  • Je manque de volume donc ça m’en fera un peu

J’embarque le beau-frère là-dedans, il est chaud ! Banco !!

TRIATHLON DE REVEL, Format M – 15/05/2016 – 180 partants – 114ème scratch

Les 3 heures entre les deux tris passent très vite, trop vite même. Petit footing de décrassage avec les copains puis il faut changer ma roue arrière et la cassette qui va avec (11-25 trop short pour ce parcours !). Re-régler les freins, etc. ensuite il faut manger, mais pas trop et surtout en plein vent et pas très au sec… Bref, on a connu meilleures conditions pour un pique-nique ! L

La nat est raccourcie (merci mon Dieu !), j’estime la distance à 1000 mètres vu la position de la bouée. Le départ est donné, je pars tranquillement à l’arrière avec Francky. Ça va, je ne me sens pas trop cramé. Arrive la bouée, ça bouchonne un peu donc je brasse quelques mètres. Les ischios commencent à tirer.

Sur le retour, je commence à avoir les crampes aux ischios qui s’intensifient, je stoppe donc les jambes mais je me dis que ça va être long, très long ! Pas assez hydraté entre les deux courses, ça c’est sûr. Bref, j’en vois le bout mais au moment de sortir de l’eau, je suis à quatre pattes… Je ne peux pas courir, j’ai trop mal. J’arrive donc tant bien que mal au parc à vélo mais je marche, je prends mon temps pour savoir si je repars ou non : T1 d’1’ supérieure au matin.

Dans le speed, et comme j’avais changé la roue, j’avais laissé la chaine sur le 11 dents… Avec une sortie de parc en montant, j’ai galéré comme pas possible (Anne peut en témoigner !). Ça commence bien ! Première bosse, je suis planté à 220w et 160bpm contre 169 le matin pour 260w. Ça va être long, très long (oui je l’ai déjà dit) ! Dans la descente qui suit, je manque de lucidité et, après un dérapage, manque l’intersection… Je reperds deux places.

Vélo Triathlon de RevelEnsuite, je ne pense qu’à l’abandon, c’est plus facile quand on sait qu’on repasse plusieurs fois près de l’arrivée. Entre temps, Franck revient sur moi, prend de mes nouvelles et me propose à manger ^^. Au fameux croisement propice à l’abandon, il y a tellement de monde qui bouche l’intersection que je n’ose pas aller tout droit, alors je continue. Merde… j’en reprends pour 30 bornes là ! Allez… un Gel Cliff Chocolat pour fêter ça, ils sont tellement bons que ça me rebooste la tête ! Première montée du vol à voile à 200w (contre 235 le matin, souvenez-vous !). La seconde boucle se résumera à 200w pour la première bosse puis 190w pour la dernière… Il était temps que ça s’arrête !

Pour la CAP, c’est mode footing, je ne peux pas aller plus vite. J’ai un point de côté sous les côtes à gauche qui me bloque, et puis faut le dire, je suis cuit de toute façon. Je vois Fabio au loin qui marche, se retourne puis se remet à courir. Ça va Fabio, je t’avais déjà pris en flag ! A sa hauteur, je prends des nouvelles et lui propose de finir ensemble, il est OK. Mais 50 mètres plus loin, il me dit de continuer seul car il a trop de crampes. Et là, c’est long, très long… je le savais que ça allait être long 😀. Mais, je ne pense plus à abandonner, c’est juste un footing un peu dans le dur, donc je continue, mais à tous les ravitos je m’arrête pour boire, manger ou prendre un gel. Je n’ai jamais autant bu et manger pendant une course à pied… En même temps, je n’avais jamais fait non plus d’effort intense de plus d’ 1h30… Courage… c’est bientôt l’arrivée, il y a deux trois mecs à ma portée sur le dernier kilo, je fais l’effort et passe la ligne. Là, c’est l’orgie, je bois comme un trou et me goinfre de tout ce qui est sur la table du ravito. Vraiment à sec le type !

Bilan : je ne suis pas près de refaire un truc pareil sans préparation… Mais bon, j’ai au moins l’espoir que ça eut été bénéfique pour la suite. Et puis de partager ça avec Jéje et Fabio, c’était cool. Oui oui, Jack nous a fait faux bond pour le M !

Bilan sportif 2015

Bilan running 2015

Comme beaucoup de sportifs amateurs, j’aime bien regarder derrière mois une fois l’année bouclée pour faire un petit bilan annuel.

En début d’année, j’avais trois objectifs : faire mon premier triathlon, courir un 10km en 37’30 et apprendre à nager le crawl.

Pas mal de bobos m’ont empêché de faire le volume d’entrainement espéré en CAP (tendinites, fasciites plantaires, contractures, périostites…). Malgré tout, ces trois objectifs ont été réalisés et j’en suis très content. Reste maintenant à les pousser encore plus loin.

Bilan sportif 2015Pour les chiffres :

243 jours sur 365 avec une activité sportive.
38,5km de natation, soit 21h dans l’eau.
1112km de CAP, soit 95h à courir.
4854km de vélo, soit 178h à pédaler.
37 courses (32 CAP, 2 triathlons, 1 CLM, 1 course de vélo)

A mon modeste niveau local, une quinzaine de podiums caté ou scratch en CAP et quelques victoires dont celle du Challenge Lévy qui a demandé beaucoup de sacrifices sportifs et personnels.

Du gros changement au niveau professionnel cette année avec la fermeture de mon magasin. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus serein et je vais sans aucun doute avoir plus de temps à consacrer à ma petite famille, aux amis, et bien sûr à l’entrainement.

Le fil conducteur de 2016 sera le triathlon et je vais me discipliner à délaisser la course à pied.

Je n’ai pas de réels objectifs 2016, si ce n’est de fortement progresser en natation pour me permettre de limiter la casse sur les tris. J’aimerais aussi faire plus de volume à vélo et participer à 6-7 triathlons de S à L.
Le seul objectif chiffré est de descendre sous les 36′ sur 10km ou sous les 17′ sur 5km.

Mais je ne pourrais faire ça tout seul, donc je tiens à remercier Sabrina qui me permet de vivre mes passions et partage aussi celle de la CAP avec moi de temps en temps.

Merci aussi à tous ceux qui nous ont soutenus cette année dans nos projets pro. Merci à mes proches de s’adapter aux contraintes des entrainements et des courses. Merci à mes sparring-partners Romain et Fabio.
Merci à mon ancien club, Les zinzins des coteaux 31 et à mon club actuel L’Union Triathlon 31 pour le soutien et les échanges tout au long de la saison.
Merci aussi à des machines comme Bertrand Fourié, Matthew Paris, Vincent Delmas ou Maxence Jacquemin aux côtés desquels on apprend énormément et qui nous tirent vers le haut.
Merci enfin à celui qui a soigné pas mal de mes bobos cette année et qui va jouer un rôle certain dans ma progression : Jérôme Save.

Prochains RDV : Trail des Coteaux Bellevue, Ronde Givrée et 10km d’Auch avant de démarrer la saison de tri en mai.

Bonne année à tous !

[CR] Triathlon de la Montage Noire, mon second !

Triathlon de la Montagne Noire 2015

Format S – 02/08/2015 – 117 finishers – 25ème

Après avoir pas mal hésité à m’aligner sur le M pour éviter de se lever aux aurores et pour faire la même course que les copains du club, j’ai finalement été raisonnable et suis resté sur le S. C’était préférable vu mon piètre niveau de natation, bien que meilleur qu’à l’Isle Jourdain… Pas difficile !

Levé 5h15, pain d’épices, tasse de thé, check up matos et c’est parti pour 1h40 de route avec mon beau-frère Fabio et mon pote Romain, tous deux aussi pour leur second triathlon.

Pas évident de s’échauffer vu la logistique, avec des parcs à vélo différents pour T1 et T2, tant pis… Le départ est retardé d’une bonne demi-heure car un concurrent a fait un soleil… Foutu sac de transition qui se file dans les rayons… Bien amoché, donc pompiers et tout le tintouin !

On enfile tant bien que mal la combi (+ 60 puls au cardio ^^), quelques mouvements pour chauffer les épaules et c’est parti pour trois boucles. Comme pour la première fois, je me positionne au fond de la classe avec mon pote Romain et quand nous rentrons dans l’eau, les premiers sont déjà loin !

Je comprends alors très rapidement que je n’arriverai pas à nager du crawl tout le long… La densité est trop grande et les boucles n’arrangent rien. J’ai tout le temps du monde à gauche, à droite, devant, derrière, dessous, dessus…

Bref, je ne serai relativement tranquille que sur la dernière boucle, quand presque tout le monde sera sorti ^^. A la grande différence de L’Isle Jourdain où j’avais tout fait à la brasse, j’ai quand même fait une bonne moitié en crawl. Ça suffira à me satisfaire pour le moment !

Je mets beaucoup de temps à sortir ma combi, je dois me tenir à la barre plusieurs fois pour éviter de tomber par terre, la tête tourne trop ! Bref, je sors du parc à vélo en 95ème position, après une transition de 2’10 !

C’est parti, je connais un peu le parcours pour l’avoir repéré en voiture une semaine avant, et là grosse déception, je ne remonte que très peu de monde en quelques kilomètres de faux plat descendant…

Et puis… le mur ! Je lève la tête et je vois un essaim de cyclistes en perdition qui zigzaguent à droite et à gauche.

OK… on tombe le plateau, en danseuse, et c’est parti pour 4kms de montée et surtout de remontée fantastique !

La montée se passe bien, je ne pèse pas lourd et les 600 premiers mètres les plus rudes passent bien. Sur le haut de la dernière bosse j’aperçois mon beau-frère Fabio à 50 mètres, ça me booste, je le passe, on échange 2-3 mots sur les temps natation et c’est reparti. Il me reprend 150-200m dans la descente (je suis une grosse buse en descente !).

La descente terminée, je fais l’effort pour revenir sur lui et deux autres gars qui se prennent tranquillement des relais. Je les passe en leur faisant une petite réflexion, Fabio enquille mon rythme, et on arrive à T2 ensemble 2kms plus loin. Bilan, un 10ème temps vélo.

J’ai oublié d’appuyer sur la montre donc pas idée du temps de ma T2, mais j’ai pris mon temps, d’autant que derrière moi, Fabio ne trouvait pas ses chaussures. Pour la parenthèse, il s’était trompé d’emplacement, et l’orga avait récupéré les chaussures, pensant que c’était celle du mec qui a fait un soleil avant la course…

Bref, le pauvre a perdu une bonne dizaine de minutes avant de pouvoir partir à pieds, avec des chaussures !

Tout le monde ne s’appelle pas David HAUSS !!!

La CAP démarre par une belle descente, sur du goudron et du béton, j’ai du mal à prendre de la vitesse, les jambes font mal ! Un mec me reprend, j’enquille derrière lui. On fera à toi à moi tout le long, tout en remontant du monde au fil des singles et des rudes montées faites en marchant pour ma part. Le dernier kilomètre est descendant et le bougre m’a mis 100m avant ça. Je fais l’effort, j’allonge et le reprend. Je le motive pour aller chercher le 25ème devant, mais il est cramé et me laisse le passer seul. Je boucle le dernier kilo en 3’17, mais trop tard pour espérer un bon chrono.

18ème temps CAP, plutôt déçu. Encore une erreur d’hydratation tardive sur le vélo qui m’a créé un point de côté tout le long de la CAP… On apprend de ses erreurs. La dernière fois c’était le gel inutile sur le vélo, là c’est de l’eau prise trop tard, dernière gorgée dans le parc…

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Je boule donc en 1h27 ce second triathlon en étant plutôt satisfait et surtout, je me suis amusé, comme pour le premier ! Le plaisir aussi d’attendre mon pote Romain quelques minutes après, puis Fabio qui trouvera quand même la motivation de faire la CAP malgré ses péripéties au parc. Et puis, bien sûr, le plaisir d’encourager les machines de club sur le M l’après-midi. Une journée au top !

Prochaines échéances : Mon 1er CLM + Critérium FSGT dimanche 09/08 à CAP Découverte, puis la reprise du Challenge Lévy le 15 août.

[CR] Mon 1er triathlon – L’Isle Jourdain

Format S – 21/06/2015 – 284 finishers – 104ème

Bon, bon, bon, voici mon premier CR… Pas facile à pondre en fait ! Vous m’excuserez si ce n’est pas très bien tourné 🙂

Vu que c’est le premier et que certains d’entre vous ne me connaissent pas, voici une rapide biographie sportive en préambule.

J’ai démarré la course à pied en juin 2013 de manière tranquille, plutôt histoire de faire une activité physique. Je me suis vraiment pris de plaisir à faire des courses le dimanche matin, avec l’ambiance qu’on y connait. J’ai fortement augmenté mon volume d’entrainement à partir d’octobre dernier avec l’objectif de passer le 10km sous les 40min.

Bien qu’ayant ouvert un magasin de vélo il y a un an, j’ai démarré la pratique du vélo de route en décembre dernier et j’avais 2100kms au compteur avant ce premier triathlon. Entre temps, j’ai pris une licence dans notre joli club mais sans me jeter à l’eau. Il faut savoir que je détiens le record de dispense de piscine au Collège ! J’ai toujours eu un problème avec l’eau, une mini-phobie dès que j’ai la tête sous l’eau.

Sur un coup de tête donc, et après l’euphorie de Montauban en tant que spectateur, je décide de m’inscrire à l’Isle Jourdain et de me coller 4-5 séances de piscine dans les 15 jours qui précèdent.

J’avais fait ça pour les révisions du Bac et ça avait bien fonctionné !

LE JOUR J

Première tuile sur la route, pas assez d’essence pour arriver jusqu’à l’Isle et un timing serré. Impossible de se souvenir du code de la CB une fois à la station. Ouf, on a 10€ qui trainent dans la voiture, ça fera l’affaire !

Bon, je fais quoi maintenant que je suis sur place, et dans quel ordre ? C’est dingue la logistique d’avant course ! Je récupère mon dossard, ou plutôt mes dossards (ah bon, y’en a plusieurs ?!!) et je pars m’échauffer à vélo, 4-5 kms avec une bosse pour faire un peu monter le cardio.

Je croise Sébastien P. à l’entrée du parc et, comme il le dit dans son CR, je suis plutôt tendu. « Il faut attacher le casque et la ceinture porte-dossard » me dit le vigil… Ok ok, c’est fait. Un rapide balayage des yeux me permet de comprendre comment positionner mon vélo et comment disposer mes affaires.

Allez, maintenant, faut enfiler la combi et aller se tremper. C’est du sable, l’eau est bonne et plus claire qu’à Montpitol où j’avais fait une tentative infructueuse avec coach Vince… Quelques mouvements de crawl pour me rassurer sur le fait que je ne savais pas plus nager qu’avant et c’est bon… je vais galérer comme prévu, c’est rassurant 🙂

IMG_5668Le départ est donné, les gars ont déjà fait 30m que je ne suis pas encore dans l’eau. Je fais 20m en crawl et je suis à bout de souffle. Je vois une masse de bonnets s’éloigner petit à petit… Je finirais le reste en brasse, sans trop
souffrir, pour économiser les jambes. Le retour face au soleil et aux reflets sur l’eau va être un peu compliqué pour se situer. Ce n’est que quand je croise une fille, qui venait d’une autre bouée, que je comprends que je ne visais pas les bons drapeaux ! Bref, je sors en 19’ de l’eau en titubant jusqu’au parc à vélo mais très satisfait vu que je visais moins de 20min (ne rigolez pas hein !!!). Check point : 240ème temps natation.

Grosse transition en mode inquiet de ne rien perdre et ne rien oublier, et c’est bon, me voilà à courir avec des cales dans le parc et à enfourcher le vélo. 132ème temps T1.

Je connaissais le parcours vélo puisque je l’avais reconnu une semaine avant. Je gère la première bosse moins vite qu’à la reco tout en remontant forcément des gens tout le long. Le vélo se déroule bien, trop bien, au point que je ne souffre pas et que cette impression de facilité est trompeuse et ne me permet pas d’exploiter mes modestes watts à 100%. Ajoutons à cela l’envie de se préserver un peu pour la CAP et ça fait un vélo en dessous de ce que je prévoyais : 59ème temps vélo.IMG_5708

T2 tranquillou, avec de beaux lacets traditionnels, la totale 🙂 221ème temps T2 :/

IMG_5716Les sensations sont bonnes, je pars à 3’40 sur les premiers mètres, clan de supporters oblige, puis ralentis un peu la cadence pour me filer à 3’50-55. Je suis assez surpris par le cardio assez bas, moi qui ai l’habitude de courir des 5km secs à 95% de FC Max. Je remonte pas mal de gens, mais un gel pris trop tard sur le vélo va me remonter sur la seconde moitié du parcours et m’obliger à ralentir un peu la cadence… Je vais même être obligé de quasi m’arrêter à 300m de l’arrivée pour réguler tout ça ! 18ème temps CAP.

Toutes ces remontées (pas les gastriques !) me permettent de terminer mon premier tri en 104ème place, en 1h18’29.
Nicolas LE HIR gagne en 1h02’10.

Au final, le bilan est plutôt satisfaisant. Je me suis vraiment régalé et j’attends déjà le prochain avec impatience ! Une fois le stress de la logistique passé, le plaisir est au rendez-vous tout le long. En attendant, je vais me filer comme il faut à la natation pour tenter de grappiller quelques minutes sur ce poste, parce qu’apparemment, c’est pas comme pour le BAC, 15 jours ne suffisent pas !

Merci à tous ceux qui m’ont supporté pour ce nouveau défi, et à tous ceux du club qui m’ont apporté de nombreux conseils pour l’avant, le pendant et l’après course !

Merci aussi à mon pote Romain, qui s’est inscrit avec moi pour son premier, et qui rejoindra sûrement le club à la rentrée.

Prochaines échéances :
10km de l’Espace puis Corrida de Toulouse, deux manches du Challenge Lévy que je vais tenter de gagner cette année.
Ensuite, pause CAP forcée durant 1 mois et demi pour guérir une tendinite d’Achille qui traine depuis quelques mois.

A bientôt !